
Fin du suspense… en vente à la galerie :
Lucien Simon (1861-1945) fait partie de nos grands peintres bretons d’adoption du XXe siècle. Chroniqueur de la vie du pays bigouden, il s’intéresse tant à la piété qu’au « pardon profane », pour reprendre les termes d’André Cariou. Nous nous situons ici à Notre-Dame-de-la-Joie, par une belle journée ensoleillée, lors du célèbre pardon du 15 août. La belle chapelle, sentinelle campée devant la mer, est derrière nous, à notre gauche. Devant nous, les forains et saltimbanques : nous faisons face à l’arrière de la scène sur laquelle le spectacle bat son plein, deux chevaux paissent derrière la tente montée pour le spectacle circassien, des fanions se dégagent du ciel pommelé… mais le peintre se concentre ici sur la diseuse de bonne aventure autour de laquelle se presse trois Bigoudènes. Cette scène est très révélatrice de l’esprit des lieux où la piété, profonde et intériorisée, laisse une belle place à la superstition profane.
Ce tableau est directement à mettre en rapport avec la « Parade de cirque forain au pardon de Notre-Dame-de-la-Joie » conservé au Musée des beaux-arts de Quimper.
Cette magnifique huile sur toile (h. 48 cm, L. 38 cm), vers 1919, figure en reproduction à la page 116 de la monographie d’André Cariou aux éditions Palantines (seconde édition augmentée), à l’occasion de l’exposition « Lucien Simon » au Musée des beaux-arts de Quimper en 2006.
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